Les politiques externes ont d’abord dérivé de la communauté économique : politique commerciale commune, politique du développement. Mais le projet européen s’est progressivement doté d’une dimension politique : coopération politique européenne (1970), politique étrangère et de sécurité commune (traité de Maastricht, 1992), politique européenne de sécurité et de défense (1999). L’Union européenne essaie d’émerger comme un véritable acteur des relations internationales, malgré l’autonomie des politiques étrangères des Etats membres, et cherche laborieusement à se doter d’une stratégie.
Les auteurs de ce « policy paper » suggèrent que l’UE réponde aux révoltes dans le monde arabe par une ouverture des marchés, un soutien à la transformation démocratique, une réforme de l’Union pour la Méditerranée, et une relance du processus de paix israélo-palestinien.
Après une période de tension attisée par l’Administration Bush, qui a culminé avec la guerre russo-géorgienne de l’été 2008, l’Est de l’Europe connaît actuellement un processus de détente qui doit beaucoup à la nouvelle politique de Barack Obama.
Ce dossier fait le point sur la politique extérieure de l’Union européenne, alors que le Conseil de l’UE a adopté le 26 juillet la décision créant le service européen pour l’action extérieure.
Créé par le Traité de Lisbonne, le Service européen pour l’action extérieure doit rapprocher, au sein d’une institution diplomatique autonome, les services de la Commission et du Conseil en charge des affaires extérieures, tout en accueillant en son sein des personnels venus des diplomaties nationales. Jusqu’à l’adoption de la décision du 26 juillet, l’organisation du service a fait l’objet d’intenses tractations entre les acteurs concernés (Commission, Etats membres, Parlement). Le service offre aux Européens une opportunité réelle de renforcer leur influence sur la scène internationale, à l’heure où les positions individuelles des États membres tendent à s’effriter.
Le traité de Lisbonne unifie la représentation externe de l’Union européenne à travers deux postes nouveaux : le Président du Conseil européen et le Haut Représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. En réalité, ces innovations institutionnelles n’éliminent pas les risques de cacophonie et comportent même des risques de coupure entre Bruxelles et les capitales nationales.
Consulter cette analyse sur le site de la fondation Robert Schuman.